La paroi de verre

Je ne sais pas vous, mais moi, il m’arrive de me sentir incapable d’atteindre un but.

J’ai cette sensation pour le moins désagréable, d’être devant la vitrine du pâtissier en train de regarder tous ces généreux gâteaux,  aussi beaux qu’ils paraissent bons, et de ne pas savoir comment ouvrir la porte de la pâtisserie, pour entrer et me servir.

Comme le sentiment d’une infinie impuissance. La perception de ne pas avoir accès à certaines choses. De me sentir séparée par quelque chose de finalement impalpable.

Passionnée par le développement de la personne, je ne sais plus combien de livres j’ai lus, combien de cursus de formations auxquels j’ai assistés, combien de conférences j’ai écoutées ….

Il y a quelques années, Antoine Filisiadiss expliquait dans une de ses interventions, l’impact de nos habitudes sur nos limites.
Il prenait l’exemple de l’éléphanteau né en captivité dans un cirque, et qu’on attache solidement à un piquet. Plein de fougue, notre jeune éléphanteau n’a qu’une envie, celle de gambader ! Malheureusement il comprendra vite que la corde qu’il a  autour du cou l’empêche de bouger. Les connections neuronales s’établiront désormais :  piquet + corde =  impossibilité de bouger. Il prendra l’habitude de se résigner.
Devenu adulte, notre éléphant ne cherchera jamais à  partir,  la seule vue du piquet et de la corde étant pour lui le signal de l’impossible.  On est tous d’accord pour dire qu’un piquet et une petite corde ne seraient que l’affaire d’une bouchée pour un éléphant né dans son milieu naturel ?
L’autre exemple est tout aussi intéressant. Des chercheurs ont installé dans un grand aquarium, d’un côté des bébés merlans et de l’autre côté des bébés piranhas , les deux espèces de poissons étant séparées par une paroi de verre, donc un paroi invisible. Il faut savoir que les piranhas ADORENT les merlans ! Vous devinez facilement la suite : nos bébés piranhas nageaient tête baissée vers les merlans, mais se heurtaient à chaque essai, contre la paroi de verre. Ils ont vite fini par renoncer et sont restés dans leur moitié d’aquarium, sans plus jamais chercher à aller manger du merlan. Au bout de quelques mois, les chercheurs ont retiré la paroi de verre. Les habitudes étant prises, jamais les piranhas – même avec leur instinct carnassier – n’ont cherché à « dépasser » la frontière invisible, qui au final n’existait plus.

Souvent la seule chose qui nous sépare de ce que nous voudrions atteindre, est notre propre perception du possible ou de l’impossible, induite par les programmes que nous avons reçus et qui nous ont formatés. Auxquels nous croyons et nous obéissons, consciemment ou inconsciemment.

Notre job est d’aller visiter nos croyances et d’identifier nos schémas répétitifs distortionnés (mêmes types de problèmes, mêmes types de relations chaotiques, etc etc)

Pourquoi finalement est-il « bon » de REPETER  quelque chose qui nous fait pourtant mal, voire très mal ? REPETER = CHERCHER POUR COMPRENDRE, REPRODUIRE POUR APPRENDRE
 

Quand la vie nous amène à reproduire nos erreurs, c’est qu’elle tire la sonnette d’alarme ! La vie nous demande de prendre conscience de quelque chose.  Elle nous ressert le même plat sous différentes formes, avec différentes saveurs (amères, et même très amères )  afin que nous comprenions et que nous apprenions quelque chose de nouveau. Elle nous demande de lâcher de vieilles habitudes.

La vie veut simplement nous dire que nos programmes sont erronés, que notre façon de faire nous dessert, qu’elle n’est plus adaptée à qui nous sommes devenus et à ce que nous voulons. La vie nous dit que nous méritons de faire différemment.  La vie cherche à nous faire du bien. Même lorsque ça fait très mal.

Elle veut nous dire que la paroi de verre n’existe plus et que nous ne sommes plus obligés de nous y cogner encore et encore. La vie nous dit QUE LA ROUTE EST LIBRE, tout simplement ! 

 Je vous laisse aller nager vers vos rêves, moi je rentre dans la pâtisserie 🙂 ! 

#loveyourself, Sylvie photo-13

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *