Découvrez comment le syndrome de l’imposteur peut vous saboter

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Le syndrome de l’imposteur, appelé aussi syndrome de l’autodidacte,  touche des personnes qui ne se sentent pas totalement légitimes à exercer leur activité.

Les personnes souffrant du syndrome de l’imposteur  peuvent être des personnes ayant changé plusieurs fois d’orientation professionnelle au cours de leur vie. Elles ont du  mal à s’identifier elles-mêmes.

Le syndrome de l’imposteur est aussi palpable chez les personnes promues à un poste pour lequel elles pensent ne pas avoir les compétences requises.

Mais,  le syndrome de l’imposteur touche principalement les autodidactes.

Un autodidacte est une personne qui s’est formée par elle-même en dehors des structures et institutions éducatives. Est autodidacte « une personne qui s’instruit par elle-même » . Ses apprentissages ne sont pas validés par un diplôme.

Les autodidactes sont généralement des personnes qui exercent une profession sans posséder le diplôme équivalent. Ces personnes se sont majoritairement  formées « sur le tas », où ont suivi des formations non validées par le système éducatif classique. Ce sont également des personnes qui  possèdent  un talent  inné valable, un don de naissance. Toutes ces personnes « qui se sont faites par elles-mêmes » souffrent souvent de manque de légitimité et peinent à valoriser leurs talents.

Bonne nouvelle, nous serions tous donc des autodidactes, car tous nous avons appris à parler, à marcher, à faire du vélo, appris des langues étrangères, appris à dessiner, à bricoler, et bien d’autres choses encore,  en dehors du système éducatif  et n’avons aucun diplôme pour faire valoir ces savoir-faire.

Dans Les Nouveaux Autodidactes, Georges Le Meur signale que dans la vie quotidienne, « l’autodidacte représente souvent la réussite socio-professionnelle d’une personne qui ne devait « normalement » pas s’élever dans la hiérarchie sociale »

Il est parfois considéré comme à part, ne faisant pas partie d’un réseau, de par l’absence de « légitimité » de sa formation.

Voilà qui est dit.

Cette exclusion, qu’elle soit réelle, ou ressentie inconsciemment génère chez de nombreux autodidactes un symptôme d’imposture, un malaise, une sorte d’infirmité sociale.

Ce sentiment de duperie pousse ces personnes à mettre en œuvre des stratégies pour masquer l' »escroquerie » dont elles se sentent coupables.

Les personnes souffrant du syndrome de l’imposteur expriment une forme de doute maladif qui consiste essentiellement à nier la propriété de tout accomplissement personnel. Ces personnes rejettent donc plus ou moins systématiquement le mérite lié à leur travail et attribuent le succès de leurs entreprises à des éléments qui leur sont extérieurs (la chance, un travail acharné, leurs relations, des circonstances particulières).

La stratégie overdoing consiste, par rapport à une tâche à accomplir, à investir une très grande énergie. Ceci permet à la personne d’attribuer à cette grande quantité de travail le succès de l’entreprise et non à ses compétences réelles.

La stratégie underdoing prépare la personne à l’échec, pour lequel elle a une explication toute faite et d’attribuer à la chance ou à un contexte particulier les raisons de la réussite éventuelle.

Dans les deux cas ces stratégies viennent renforcer le syndrome.

Le syndrome de l’imposteur peut aussi être bien réel chez des personnes diplômées : suite à une promotion professionnelle, ces personnes peuvent accéder à un poste pour lequel elles ne se sentent pas complètement à la hauteur du rôle, de la tâche et des responsabilités qu’elles doivent assumer. Elles pensent qu’elles ont été « promues » à tort, et qu’elles n’ont pas la stature, ni les compétences requises.

Elles pensent que tout cela  se verra très vite, que leur entourage découvrira la supercherie.

Elles se perçoivent comme des dupeurs-nés qui abusent leurs collègues, leurs amis, leurs supérieurs et s’attendent à être démasquées d’un jour à l’autre.

Les conséquences de se sentir imposteur sont multiples : sensations de gêne, de honte, de culpabilité ou de tristesse, lenteur d’exécution des tâches, ou au contraire un besoin viscéral de faire-faire-faire dans l’espoir d’acquérir encore plus d’expérience et de légitimité, menant  droit à une grande fatigue et une grande vulnérabilité, erreurs dans le travail, sentiment d’être ridicule, mais aussi sentiments d’infériorité, voire d’inutilité. D’autres se mettent à mentir à tort et à travers, renforçant du même coup le syndrome de l’imposteur.

Pour une/un chef d’entreprise,  le syndrome de l’imposteur peut se traduire par une peur de demander la juste valeur de ses services ou de ses produits, un souci de perfection absolue menant la personne à faire du « sur-place ».

Diplômés ou pas, nous avons tous un jour ressenti ce syndrome de l’imposteur.

Il y aura toujours des hommes et des femmes diplômés qui accompliront de grandes choses, il y aura  toujours des hommes et des femmes non diplômés qui oeuvreront magnifiquement et  l’histoire est là pour le prouver.

Reconnaissez vos talents et votre valeur, et si les symptômes persistent, consultez sans tarder 🙂

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