Comment utiliser les pouvoirs de votre cerveau ?

neuroplasticité du cerveau 

 

Toutes les études démontrent que nous n’utilisons qu’une infime partie de notre cerveau.

Nous fonctionnons par habitude, en fonction de notre programme interne, un peu comme en mode automatique.

Nous avons été en très grande partie programmées par  nos éducateurs et par nos différents  environnements:   par ce que nous avons vu, entendu, ressenti, goûter, toucher, et ceci depuis que nous sommes nées.

Chemin faisant, nous avons instauré nous-mêmes de nouvelles données et donc de nouveaux programmes. Nous avons avalé des couleuvres, bien trop souvent. Par amour, par respect, par amitié, pour plaire à notre patron ou pour ne pas déplaire, par fidélité à nos valeurs.

Nous avons tous durant notre enfance reçu certains messages : ici je voudrais vous parler de ce qu’on appelle les « messages contraignants  » qui sont au nombre de cinq :

Sois fort(e) », Sois gentil(le), Soit parfait(e), Fais plaisir, Fais des effort(s), autrement appelés « drivers ».

Un message comme  « soit gentil(le) » – très souvent entendue chez les filles – vous a peut-être été répété des centaines de fois durant votre jeunesse.

Cette injonction fait aujourd’hui foi dans votre comportement.

Vous n’avez même plus besoin d’y penser, vous obéissez à ce programme installé il y a bien longtemps, et faire le contraire, sèmerait non seulement le doute, mais activerait votre sens de l’auto-critique, décrétant que « ce n’est pas bien » de ne pas être gentille. D’ailleurs vous le répéter aussi à vos enfants…

Vous êtes sous l’emprise d’une pensée, d’une croyance terriblement influente qui vous dicte inconsciemment votre façon d’agir et de penser. Le mode automatique fonctionne donc parfaitement.

 

Comment sortir du mode automatique ?

Prenez le temps d’identifier vos programmes ! qu’avez-vous toujours fait, que vous faites encore machinalement,  même si parfois vous souhaiteriez fonctionner différemment ?

A qui ou à quoi, obéissez-vous ?

Que vous disent vos « gremlins » ?

Lorsque vous prenez conscience que vous n’avez jamais fait le tri, dans ce qui vous convient ou non, sachez que vous avez la possibilité de vous déprogrammer ! Bien sûr pas à coups de baguette magique !

Les recherches sur les pouvoirs de notre cerveau sont nombreuses.

La bonne nouvelle dans toutes ces recherches, c’est qu’il est prouvé aujourd’hui que nous avons cette faculté de pouvoir  créer de nouvelles connexions neuronales nous permettant de créer de nouvelles habitudes, de nouveaux comportements.

Prenons le simple exemple suivant :

Admettions que vous veniez de déménager.

Dans votre ancien appartement, vous aviez pris l’habitude de trouver l’interrupteur du salon sur votre droite. Même dans le noir, vous pouviez le trouver.

Dans votre nouvel appartement, l’interrupteur du salon se trouve à gauche. Durant les premières semaines, votre réflexe est d’aller tendre la main vers la droite et de chercher l’interrupteur.

Vous devez faire « l’effort » de réfléchir et de vous dire « maintenant c’est de l’autre côté ».

Votre cerveau va alors créer une autre connexion pour ce geste afin que vous ne réfléchissiez plus et que vous trouviez sans y prêtez attention, l’interrupteur qui à présent se trouve à gauche. Le temps que vous preniez cette nouvelle habitude, quelques semaines se seront écoulées. Vous avez entraîné votre cerveau a créer une nouvelle connexion.  Changer une habitude demande environ 30 jours.

Si on prend l’exemple de l’interrupteur, on voit qu’il est possible de changer d’habitude, et que vous pouvez le faire !

Dans cet exemple, vous  y êtes parvenu  parce que vous avez été obligé de vous adpater, de changer votre habitude ! Sinon vous étiez condamnée à  vivre dans le noir !

Si vous avez su entraîner votre cerveau a créer une nouvelle connexion pour l’interrupteur, il peut le faire pour autre chose, avec votre volonté, mais pas seulement !

Le problème c’est que lorsque rien ne nous oblige à changer, il est souvent plus confortable de rester dans nos douillettes habitudes.

le changement est inconfortable 

L’être humain est ainsi fait, l’effort n’est pas son fort !

Combien de fois, avez-vous pris la ferme décision de changer un comportement ? de vous mettre au sport régulièrement, d’arrêter de fumer, de perdre du poids par exemple ?

Combien de fois y êtes-vous parvenue ?

Le changement demande des efforts, changer provoque de l’inconfort momentanément. « Il faut se forcer, se faire violence, s’obliger ». Voilà, rien qu’ici on a envie d’arrêter. C’est pénible d’avance !

Nous avons vu dans l’exemple précédent, qu’un geste maintes fois répété va créer au bout de quelques semaines un automatisme. Ainsi se créent des connexions neuronales dans notre cerveau.  Plus ce geste  est   répété régulièrement, plus les connexions se fortifient, plus cela s’ancre. Prenez l’exemple de vos lacets de chaussures. Rien de plus simple aujourd’hui. Mais avouez que l’apprentissage n’a pas été si simple.! Il a fallu répété et encore répété ce geste.

Qu’en est-il de nos pensées récurrentes, ou de nos ancestrales croyances ?

 Pour éradiquer des pensées ou des croyantes récurrentes néfastes à votre évolution ou à votre bonheur,  il est nécessaire ici aussi d’en répéter de nouvelles afin qu’elles s’installent véritablement. Installer un nouveau programme de croyances passe aussi par la case « efforts ».

Aujourd’hui on a la preuve que quasiment n’importe quelle zone du cerveau est modelable, au prix d’efforts répétés mais ….accessibles.

C’est cela qu’on appelle la neuroplasticité du cerveau.

Nous pourrions faire le parallèle avec la musculation. Si vous allez chaque jour, soulever de la fonte, vous allez créer de nouvelles fibres musculaires, à force d’entraînement.

Mais pourquoi iriez-vous à la salle de musculation régulièrement si vous n’aviez pas un but qui vous donne du plaisir par avance ? vous imaginez avec des cuisses fuselées  vous fait rêver ? Alors c’est le plaisir qui vous mettra en route et vous fera persévérer !

Changer ses croyances demande la même dynamique. Quelle nouvelle croyance sur vous, par exemple, vous permettrait de changer de comportement et ainsi de pouvoir accéder à plus de bien-être, plus de bonheur, ou atteindre un rêve ou un but ?

Le plaisir ou la douleur sont les deux starters qui permettent aux personnes de se mettre en route vers le changement.

Les gens arrêtent de mal se nourrir ou de fumer lorsque leur santé est en danger. D’autres par plaisir d’être minces, feront l’effort de réguler leur alimentation.

Se visualiser dans un état plus serein, une meilleure situation professionnelle, amoureuse  ou professionnelle, permet d’aller confronter sa motivation.

C’est à ce moment là que l’effort devient supportable.

Quels efforts êtes-vous prête à fournir et pour quel motif ? Vous savez maintenant que c’est possible !

à lire :

 http://nouvelleperspective.com/la-grenouille-qui-ne-savait-pas-quelle-etait-cuite

 

 

 

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